Sans Couleurs Fixes

by Stygmate

/
  • Streaming + Download

    Purchasable with gift card

     

  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Boitier crystal avec illustrations de www.aurelio.fr

    Includes unlimited streaming of Sans Couleurs Fixes via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 7 days

      €10 EUR or more 

     

  • Record/Vinyl + Digital Album

    Version vinyle (LP) de l'album 'Sans Couleurs Fixes'

    La version vinyle ne sera disponible qu'à partir de mars, nous ne pouvons pas faire mieux.
    Désolé pour ceux et celles qui l'attendaient pour les fêtes, on se rattrapera dans les envois, promis!! :o)

    Includes unlimited streaming of Sans Couleurs Fixes via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 7 days

      €10 EUR or more 

     

1.
La vie est une chose formidable Tout se passe toujours à merveille Il n’y a jamais rien qui tache On est heureux on est en veine C’est vraiment super génial Tout le monde est joyeux et s’aime La vie c’est cool, c’est tellement clair Je ne vois pas où est le problème J’ai l’impression qu’tu exagères Arrête d’en faire toute une omelette Tu n’obtiendras rien de moi Tu cherches encore un peu la merde T’es pas heureux dans tes baskets Tu n’obtiendras rien de moi On entend les oiseaux qui chantent On pourrait tellement vivre ensemble Le monde est beau, le monde est sain Je n’y crois plus, je n’ai plus rien C’est plus facile de continuer À s’ignorer et s’écarter De rester chacun dans son coin Sans jamais vouloir essayer J’ai l’impression qu’tu exagères Arrête d’en faire toute une omelette Tu n’obtiendras rien de moi Tu cherches encore un peu la merde T’es pas heureux dans tes baskets Tu n’obtiendras rien de moi Un jour tu ris un jour tu pleures De devoir surveiller ton chien Tu ne sens même plus la douleur D’être traité comme un moins que rien Mais tu continues d’avancer Comme si de rien, l’air abusé Tu fermes les yeux, désespéré Tu cherches encore à oublier
2.
On va faire une réunion, On va parler d’exclusion Parler des problèmes de fond Jouer un peu d’accordéon Améliorer notre champ de vision. On va la faire cette réunion Parler de manifestation Mais d’abord la réunion On va la pourrir ta nation Nous ne sommes pas ses fistons Une intervention sera peut être nécessaire, Nos chemins se croiseront enfin, pour tout foutre en l’air Endetté comme un hiver Attendre que le jour se lève Pour une année sabbatique Une année acrobatique Remplie de doutes et de frissons On a l’autorisation Vous aurez nos conditions Et vu la situation Ça d’viendra votre obsession Une intervention sera peut être nécessaire, Nos chemins se croiseront enfin, pour tout foutre en l’air Je n’sais plus où me placer Du mal à m’positionner J’passe ma vie à m’demander Comment tout peut s’arranger Mieux vaut un coma éthylique Une intervention sera peut être nécessaire, Nos chemins se croiseront enfin, pour tout foutre en l’air
3.
Si je suis en colère, Ce n’est pas contre vous C’est contre ce système Qui veut nous mettre à bout Ne soyez pas en peine Quand je m’approche vers vous Si ma mine à l’air blême L’Etat me tient en joue L’Etat m’a prit pour cible Et tourner les talons À ce monde invisible Le quitter pour de bon Monter dans un cargo, Engagé comme cuistot Escalader des monts Et merveilles de passion Eviter de tomber Dans l’uni virtuel ..Et finir tout ce qu’il me reste à faire Toutes ces informations Qui nous mettent en colère Qui peuvent nous rendre fou Affalés sur nous même Je n’y attends plus rien Plus que l’ombre d’un festin Je poursuis mon chemin Ce qui m’attend plus loin Me tend déjà la main M’efface ce chagrin Et je rirais vous verrez De tout avoir quitté D’être parti en cargo Engagé comme cuistot M’échapper le plus loin Possible de ce réseau Eviter de tomber Dans l’amour virtuel Et finir tout ce qu’il me reste à faire
4.
L’homme invisible avec son chien S’accrochant au malin, ne se soucie jamais de son destin Son caddie triste mine, un trésor bien caché, Juste un peu de famine L’histoire remplacera la colère d’avoir perdu sans renoncer Dormir la nuit sur un banc du quartier de Ménilmontant Pendant que tous avancent bien tranquillement Jalouser les badauds, les passants et parfois quelques amants. Se prendre pour le roi d’Ménilmontant ! La cloche de proximité, C’est toujours bon pour le quartier, 10, 15 ou 20 ans à y traîner, Il s’est laissé enfermer, Jure de ne pas s’évader « Prends pas la route, ça sent la liberté ! » Ton âme est déjà loin d’ici ton corps n’est là que pour éponger Tu avances croyant bien faire, Tu es chargé de bons sentiments Tu fonces droit vers les emmerdements Regarde à terre le temps qu’ils marchent devant toi mais ne les interrompt pas Toute cette pression autour de toi … Tout ça nous dépasse, on s’le prend toujours en pleine face On vire des familles entières Pour ne pas effrayer les nouveaux locataires Qui eux sont de plus en plus fidèle A devoir payer encore et toujours plus cher La pression qui s’exerce tout autour de toi Tu l’attends, tu la prends, tu la serres fort dans tes bras Tu peux tendre la main pour espérer quelques miettes de pain Tu te caches pour exprimer ton chagrin Tu gueules jusqu’au petit matin « l’homme oublie trop souvent ses orphelins » Tu jures de tout, balises pour rien Tout ça nous dépasse, on s’le prend toujours en pleine face
5.
01:20
....
6.
En deux temps trois mouvements le quartier s’est vidé. Il reste les fauchés, ceux qui n’ont pas d’idées. En boucle à la radio cette chanson matraquée, la ville est en travaux les bistros sont fermés. L’été les disques qui gondolent, une chaleur à crever Et seul dans mes sous pentes je transpire à crever. Piscine municipale, animations détestées Je pense à ceux qui partent, à leurs vacances ratées. Je reste et je m’emmerde, les dents et les poings serrés L’été les disques qui gondolent, une chaleur à crever Je refais le monde Au fond de mon canapé La masse est aux abris Les enfants sont couchés Je vois inexorablement Le temps passer L’année prochaine Ma place est déjà réservée L’été les disques qui gondolent, une chaleur à crever
7.
Je ferais mieux de m’écarter De laisser la place, sans danger J’aurais mieux fait de refuser Plutôt que de me torturer Je ferais mieux de déserter Pour m’enfuir sans rien y laisser Les yeux rivés sur toi J’aurais pu faire des miracles Et éviter qu’ça m’passe sous le nez J’aurais du faire des miracles À quoi bon continuer Passer mon temps à ruminer Sauver ce qu’il y a à sauver Alors que les jeux sont faits J’aurais voulu avoir une chance Une petite chance de t’retrouver Gagner ta confiance Passer mon temps à tes cotés Et éviter qu’ça m’passe sous l’nez Passer mon temps à t’écouter Et éviter qu’ça m’passe sous l’nez T’es vraiment qu’une vieille merde, un sous produit de la fin du siècle Tu sais que tu cours à ta perte, mais ton esprit se déconnecte J’ai du me perdre en chemin J’ai du oublié un refrain Je crève toujours de faim Je laisse des traces mais c’est en vain Je cherche toujours à t’oublier Je n’arrive plus à me lever Les moutons s’acharnent sur moi T’es vraiment qu’une vieille merde, un sous produit de la fin du siècle Tu sais que tu cours à ta perte, mais ton esprit se déconnecte J’suis vraiment qu’une vieille merde, un sous produit de la fin du siècle Je sais que je cours à ma perte, mais mon esprit se déconnecte
8.
03:17
Loin de tes lèvres pétales mes baisers restent fanés Loin de ton rire diaphane le mien se sent esseulé Loin d’ta vie de ta voix je me sens vide à moitié Il n’y a qu’prés de toi qu’enfin je me sais entier Etre loin de toi c’est comme… Etre loin de toi c’est comme Découvrir un nouveau sens et le reperdre aussitôt M’observer en chien d’ faïence et jouer tout seul au véto Tomber en panne d’essence sous l’soleil et à pied Dans l’désert d’existence, devoir encore avancer Ça va être dur d’oublier…. Ça va être dur … Loin des remous qui t’animent je me sens tout chaviré Loin d’tes peurs tes désirs je me sens tout abîmé Loin des tics des détails qui dessinent ta personne J’sens le vide qui m’entaille la vie me désarçonne Etre loin de toi c’est comme… Etre loin de toi c’est comme Découvrir un nouveau sens et le reperdre aussitôt M’observer en chien d’ faïence et jouer tout seul au véto Tomber en panne d’essence sous l’soleil et à pied Dans l’désert d’existence, devoir encore avancer Ça va être dur d’oublier…. Ça va être dur … Quand on passe du temps ensemble et qu’tu m’traites dans l’inconnu J’en suffoque et j’en tremble pauvre type ingénu Vestige d’un passé proche qui n’connu pas de présent J’me sens une tique qui s’accroche, j’m'en vais les bras ballants Toutes mes lettres sans réponses et tu évites mon regard Alors aujourd’hui j’renonce, t’es plus heureuse sans me voir Mes mains r’tournent dans mes poches, mon cœur dans son tiroir Mes sourires s’effilochent j’me raconterais plus d’histoire Etre loin de toi c’est comme… Etre loin de toi c’est comme Découvrir un nouveau sens et le reperdre aussitôt M’observer en chien d’ faïence et jouer tout seul au véto Tomber en panne d’essence sous l’soleil et à pied Dans l’désert d’existence, devoir encore avancer Ça va être dur d’oublier…. Ça va être dur …
9.
Le train démarre pour l’autre galaxie Plus proche des portes du paradis Artificiel sur fond de magie Et des ténèbres la couleur ressurgit De cette vie impossible à gérer Ces jours qu’on n’a pas pu fêter En famille, seuls ou accompagnés Tous ces moments qu’on tente d’oublier Et les mauvais jours qui vont arriver Se retourner pour ne plus distinguer Les pères qui n’ont pas su rester Les mères qui n’ont pas pu élever Les amis qu’on n’a pas épargner Les amours qui n’ont pas supporté Ces rîmes.. se sont envolés Dans les nuages une belle journée d’été Assez haut pour me persuader Que les mauvais jours vont vite arriver Qu’il est temps pour nous de vous quitter Car les mauvais jours vont vite arriver...
10.
T’aurais tellement voulu être avec elle Pouvoir l’appeler par son prénom d’hirondelle Partager toutes ses choses que l’on ne nomme pas Etre à ses cotés, la suivre là où elle va Vous laisser emporter en ouvrant grand les bras Contempler les machines et les badauds qui passent Comment lui dire, comment lui dire tout ça Comment le dire à quelqu’un qui ne te r’garde même pas Tu n’es pas vraiment le bon gars pour elle Pourtant tu n’rêves que de son lit criminel Il n’y pas de mal à ça, rassures toi, ouais rassures toi Elle t’oubliera comme tout ceux qui passent Qui sont passés et qui passeront au corps Tous ces origamis ne font partis que du décor Comment lui dire, comment lui dire tout ça Comment le dire à quelqu’un qui ne te regarde même pas Comment lui dire, comment lui dire tout ça Comment le dire à quelqu’un qui ne s’intéresse pas à toi Depuis qu’elle se promène dans ton sommeil Tu seras toujours dans ses bras irréels Tu finiras comme un vieux loup des terres Ta solitude dans une réserve naturelle Comment lui dire, comment lui dire tout ça
11.
Dans mon quartier y a plus grand-chose à faire L’air ombragé j’y traîne sans en avoir l’air Tous les coins de rue sont bourrés d'somnifère Les p’tites duchesses avec leur chien à pisser par terre Faudrait un jour que tu vois ce que je vois d’chez moi J’attends juste que tout le monde se barre J’habite dans un quartier dit populaire Rempli d’histoire, d’espoir, de mauvaises manières Des nuits sombres aux pulsions meurtrières L’endroit rêvé pour quelques loups solitaires Faudrait un jour qu’tu vois c’que j’vois d’chez moi J’attends juste que tout le monde se barre (bis) Le jour ils débarquent et la nuit ils se cassent Pour enfin nous laisser la place Et tout au fond dans mon coin je me marre Je ne me soucie plus de toutes vos histoires Je reste bien ancré dans mon cafard Je n’espère même plus, pour moi c’est bien trop tard Faudrait un jour qu’tu vois ce que je vis d’chez moi J’attends juste que tout le monde se barre Le jour ils débarquent et la nuit ils se cassent Pour enfin nous laisser la place
12.
Je marche dans la rue, une bouteille à la main Avec ce que j’ai bu, j’ai envie d’aller loin Plus loin que le métro où j’habite maintenant Plus loin que le mac do où j’glande habituellement Mais au coin du boul’vard il y a un car de flic Et pour les gens trop noirs ils connaissent que la triq' J’aime bien le sacré cœur, les touristes à gogo Me trouvent haut en couleur et me prennent en photo Peut être bien que pour eux j’represente quelque chose Un symbole ou un dieu, enfin oui, quelque chose ! Mais faut pas trop compter leur tirer un radis En échange de c’portrait qui n’peut être que gratuit Vive la vie au grand air à peine bouffé aux mites sur un matelas super, une pelouse interdite J’engloute les carafons, sentiments d’liberté Un peu comme un poisson dont l’bocal a pété Faudra pas s’étonner si j’oublie d’respirer Un beau jour de printemps pour fêter mes 30 ans Et au coin du boul’vard, il y a un car de flic Et pour les gens trop noirs ils connaissent que la triq'...

about

Enregistré, mixé & masterisé par François Casays / Acces Digital Studio (Rouen) : www.accesdigital.com
Labels : Zone Onze Records, Troma Social, Kanal Hysterik K.H #44, Maloka, Konstroy
Illustrations par www.aurelio.fr
Mise en page par Cécilé Marzloff

credits

released December 1, 2017

Invités :
Batbat Pallavas : chant ’Les Disques...’
Lise Cabaret : chœurs ‘Dans Mon Quartier ‘, piano sur ‘Finir...’
Paul Péchenart senior : guitare ‘Dans Mon Quartier’

Paroles et musiques : Stygmate
Excepté :
- ‘Les Disques...’ : Batbat, Pol, Sty
- ‘Loin De Toi’ : Pierrick Starsky
- ‘S.D.F. Apparent’ : Géant Vert

license

all rights reserved

tags

Stygmate recommends:

If you like Stygmate, you may also like: